Hébergement de luxe au coeur d'Avignon

« La beauté est vérité, la vérité, beauté. C’est tout ce que vous savez sur terre et c’est tout ce qu’il faut savoir. » John Keats

Vingt-six chambres exquises, décorées individuellement avec des tissus imprimés français historiques. La Rivière enchantée, La Roseraie, Le Grand Corail, Le Bambou, La Corne d’abondance, Le Perroquet, Le Singe savant... le nom des grands tissus du passé est déjà, à lui seul, une invitation au voyage. Un exotisme constant marque l’héritage des murs devenus monuments historiques. Héritage qui nous fait remonter le temps jusqu’au XVIIIe siècle, le siècle de tous les enchantements, qui vit l’apparition des jardins anglo-chinois et d’une littérature des plaisirs de l’amour et de la nature. On se passionne alors pour les « indiennes », ces tissus autrefois importés de l’Inde, imprimés depuis 1760 par la Manufacture royale de Jouy. Les motifs asiatiques y sont interprétés, déclinés selon les impératifs des usages du temps, puis d’autres thèmes inspirent peu à peu la fabrication. On continuera cependant à imprimer les indiennes grâce à des ateliers comme ceux de la maison Braquenié qui avait acquis les plaques de cuivre gravées et les dessins de la Manufacture de Jouy après sa fermeture en 1843. C’est ce qui permet aujourd’hui de restaurer fidèlement le décor des monuments historiques ou de créer des demeures aux ambiances évocatrices du XVIIIe siècle. La Mirande est de celles-là, offrant un échantillon de chefs-d’œuvre tissés selon les cartons d’origine, parfaitement identiques à ce qui émerveillait nos ancêtres. C’est d’ailleurs l’un des rares domaines où le neuf n’est ni une reproduction, ni un pastiche. Les tissus d’aujourd’hui possèdent l’authenticité des anciens, issus d’une production selon les mêmes modèles, comme des exemplaires supplémentaires d’une série qui aurait pu être fabriquée autrefois et miraculeusement conservée. Ils réalisent ainsi un décor vrai, malgré leur installation récente, et nous plongent, autant que maints châteaux, au cœur d’une autre époque pour en approcher les sentiments et les goûts. Leur présence nous rappelle, à leur manière, toutes les qualités d’un art de vivre et de penser qui reste encore un objet d’étonnement et d’admiration, à tel point que l’on voit toujours dans le siècle des Lumières un moment d’apogée du style français et la source la plus revendiquée de l’identité nationale. La Mirande est ainsi devenue une demeure très française, chose rare en plein brassage du monde.

Il y a, dans cette pierre apportée au patrimoine par la famille Stein, comme un écho de la juste appréciation, à notre endroit, des poètes et écrivains d’Outre-Rhin qui aimèrent Voltaire et Rousseau, les Liaisons dangereuses et les hymnes à la liberté. Mais ici, loin du fracas des batailles, dans le simple souvenir de la douceur de vivre qui précéda, pour certains, l’ère des révolutions.

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